Dans une note publiée en avril 2025, la Haute Autorité de santé alerte sur la fréquence et la gravité des erreurs diagnostiques aux urgences. À chaque fois, le diagnostic initial s’est révélé incomplet ou erroné, avec des conséquences lourdes, voire fatales. Face à ces fragilités systémiques, plusieurs établissements explorent aujourd’hui des outils numériques pour renforcer la fiabilité de la décision médicale.

La médecine esthétique connaît un essor rapide en France. Près de deux millions de patients y ont déjà eu recours, notamment pour des injections de Botox ou d'acide hyaluronique, selon le Conseil national de l'Ordre des médecins. L'explosion du marché s'accompagne d'une visibilité accrue sur les réseaux sociaux, où ces actes sont promus par des influenceurs et pratiqués parfois hors de tout cadre médical. Ce phénomène interroge : qui contrôle réellement cette pratique, désormais exposée bien au-delà des cabinets médicaux ?

Depuis le 5 avril 2025, les États-Unis appliquent un droit de douane de 10 % sur la plupart des produits importés. Pour l’Union européenne, la surtaxe a été portée à 20 % dès le 9 avril, bien qu’un sursis ait été accordé jusqu’au 9 juillet dans un décret exécutif signé du locataire de la Maison Blanche. Les médicaments sont pour l’instant exemptés, mais l’administration Trump a prévenu qu’ils pourraient bientôt être inclus.

Depuis plus de dix ans, la Haute Autorité de santé s’efforce de structurer les réponses aux besoins en santé mentale, en particulier face aux défis posés par la transformation numérique du système de soins. Avec la publication, début février 2025, de son programme pluriannuel 2025–2030, elle franchit une nouvelle étape en cherchant à encadrer le développement des outils digitaux, tout en en faisant un levier d’amélioration de l’accès, de la coordination et du suivi. Une stratégie ambitieuse, mais qui soulève une question de fond : ces technologies peuvent-elles compenser un système en tension ou risquent-elles de devenir un écran masquant le déficit de moyens humains ?

Si le lien entre pollution atmosphérique et cancer du poumon est aujourd’hui établi, il n’existe pas encore de consensus scientifique pour le cancer du sein. C’est dans ce contexte que les travaux de Delphine Praud, chercheuse en épidémiologie environnementale au Centre Léon Bérard à Lyon, apportent des éléments nouveaux. Présentés lors de la séance du 9 avril 2025 de l’Académie nationale de chirurgie, ils s’appuient sur des analyses de cohorte à long terme et des modèles environnementaux pour mieux comprendre l’impact de la pollution sur la santé des femmes.