Alors que l'accès aux nouveaux médicaments a reculé en France en 2024, la Filière Intelligence artificielle et cancers organise une expérimentation inédite pour sauver le dispositif des accès précoces. Présenté le 4 septembre 2025, lors de la journée annuelle de la filière, et officiellement lancé en octobre avec un appel à candidatures, le projet DANTE vise à résoudre un problème critique : seuls 50 % des dossiers de patients sont complétés, bien loin de l'objectif de 90 % fixé par les autorités. Fin 2025, les premiers dossiers de demande d'autorisation d'accès précoce du projet DANTE ont été déposés auprès de la Haute Autorité de Santé.

Un tiers des adultes britanniques ont déjà utilisé des chatbots d'intelligence artificielle pour leur santé mentale, révèle une enquête de Mental Health UK publiée en novembre 2025. Parmi eux, 11% ont vu leurs symptômes psychotiques déclenchés ou aggravés, et 11% ont reçu des informations nuisibles concernant le suicide. Des chiffres alarmants qui confirment les craintes des chercheurs, cliniciens et autorités sanitaires face à l'usage croissant de ces outils par des publics vulnérables.

D’ici 2050, l’incidence annuelle du cancer du foie pourrait dépasser 1,5 million de cas dans le monde, contre 870 000 en 2022, selon les projections du Global cancer observatory de l’OMS. Ce doublement attendu place la forme la plus fréquente de cancer du foie, le carcinome hépatocellulaire, parmi les priorités sanitaires mondiales, d’autant qu’il figure déjà au troisième rang des cancers les plus meurtriers, derrière ceux du poumon et du côlon.

La medtech marseillaise Rofim, fondée en 2018, poursuit son développement avec une levée de 10 millions d’euros. L’opération associe ses investisseurs historiques – Banque des Territoires, Orange Ventures Impact et Région Sud Investissement – et deux nouveaux entrants, CAAP Création (Crédit Agricole Alpes Provence) et Buena Vista Capital. Elle intervient quatre ans après un premier tour de 5 millions d’euros réalisé en 2021.

Le 7 mai 2025, l’Assemblée nationale adopte en première lecture la proposition de loi portée par le député Guillaume Garot, qui vise à restreindre l’installation des médecins dans les zones surdotées, pour inciter leur présence dans les territoires en tension. Ce mécanisme repose sur une régulation directe : un praticien ne pourrait s’installer dans une zone bien pourvue qu’en remplacement d’un départ, selon une logique de contingentement. Une mesure que ses promoteurs présentent comme un levier de justice territoriale, mais qui suscite de vives oppositions dans le monde de la santé.